Nouvelle (nom féminin, subst. féminin)


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom féminin 

Annonce d'une chose arrivée récemment. "Fâcheuse . Nouvelle importante. C'est une toute fraîche. Ce que vous nous dites est une vieille . D'où avez-vous appris cette ? La confirmation d'une . Cette ne s'est point confirmée. Cette n'a aucun fondement. Cette est vraie, est fausse, est sûre, est douteuse, est invraisemblable, est inexacte. Quelle ? Savez-vous quelques s? Être curieux de s. Il court certaines s. Faire courir, semer, répandre une . De qui tenez-vous cette ? Je ne savais point cela, c'est une pour moi. Se plaire à inventer, à forger des s. Avoir de quelque chose."
"Être à la source des s," Être au lieu où se passent les choses les plus importantes et où l'on est le plus tôt instruit des événements.
"Nouvelles du jour, Dernières s," Derniers événements qui se sont produits, ou dont on vient d'être informé. "Quelles sont les s du jour? Je vous apporte les dernières nouvelles." Il s'emploie, en termes de Journalisme, pour désigner les Faits dont la est arrivée au moment de mettre sous presse.
"Nouvelles à la main," Sorte de Journal manuscrit qu'on distribuait de la main à la main. II s'est dit, plus récemment, en termes de Journalisme, d'Échos mondains, de mots d'esprit, d'anecdotes piquantes présentées en quelques lignes.
"Il y a bien des s, voici bien des s, on dit de grandes s," Il est arrivé quelque chose de fort surprenant, de fort extraordinaire, de fort important.
NOUVELLE signifie aussi Renseignement sur l'état d'une personne ou d'une chose dont on n'était pas informé depuis quelque temps. "J'ai demandé des s de sa santé. Il m'a donné des s de son voyage. Donner de ses s à quelqu'un."
"Envoyer savoir des s de quelqu'un, prendre de ses s," Envoyer demander quel est l'état de sa santé, s'informer de sa santé. "Mandez-moi de vos s," Écrivez- moi, faites-moi savoir l'état où vous vous trouverez, ce que vous ferez. "Recevoir des s de quelqu'un." Recevoir de ses lettres.
"Ne faites rien que vous n'ayez de mes s, que je ne vous aie donné, que vous n'ayez reçu de mes s," Que je ne vous aie fait savoir quelque chose de nouveau sur l'affaire dont il s'agit.
Par menace, "Vous aurez, vous entendrez de mes s," Je me vengerai de vous.
Fam., "Vous pouvez en dire des s," Vous êtes mieux instruit de cela que personne. "Je puis en dire des s," Je le sais pertinemment.
"Vous m'en direz des s," Vous m'en donnerez, favorable ou défavorable, une impression que je pressens.
"Envoyer aux s," Envoyer prendre des informations, et particulièrement, en termes de Guerre, Envoyer quelqu'un pour s'instruire de la position, de la force des ennemis.
"On n'a pas de s, on est sans s de ce pays, de cette armée," On ignore ce qui s'y passe.
Absolument, "Point de s," se dit Lorsqu'on ne peut obtenir un résultat qu'on attend, la décision d'une affaire, l'exécution d'une promesse, etc. "Il me dit souvent qu'il me paiera; mais pour de l'argent, point de s."
Prov., "Pas de s, bonnes s," Quand on ne reçoit pas de s d'une personne, on doit présumer qu'il ne lui est point arrivé de mal.
NOUVELLE se dit aussi du Récit d'une aventure romanesque ou psychologique. L'usage actuel est de donner plus particulièrement ce nom à un Récit d'une longueur moindre que celle d'un roman. "Une jolie . Nouvelle italienne, espagnole. Nouvelle historique, tragi- comique. Les Nouvelles de Boccace. Les Nouvelles de la reine Marguerite de Navarre. Les Cent Nouvelles s. Les Nouvelles de Mérimée. On a réuni ces s en volume."



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. féminin 



 1   Le premier avis qu'on reçoit d'une chose, renseignement sur quelque chose de lointain, de caché, d'ignoré.
CORN.: « Ma soeur, que je vous die une bonne »
CORN.: « Allez à la princesse en porter la »
LA FONT.: « L'autre grille déjà de conter la ; Elle va la répandre en plus de dix endroits »
MOL.: « Il brûle de parler, bien plus que nous d'entendre ; Sa lui pèse, il veut s'en décharger ; Et ne l'écouter pas est le faire enrager »
MOL.: « Puisque cela vous incommode, je rengaîne ma , et m'en retourne droit comme je suis venu »
SÉV.: « Il doit bien vous mander des s, car il a vu Dangeau qui en sait beaucoup »
PASC.: « Qu'ils [les hommes qui cherchent Dieu] se consolent, je leur annonce une heureuse : il y a un libérateur pour eux »
PASC.: « Il n'est pas si difficile d'avoir des s de Valladolid »
SÉV.: « Je souhaitais en entendre un mot de lui ou de vous, non point par manière de , mais pour me confirmer une chose que je souhaite avec tant de passion »
BOSSUET: « Ô nuit désastreuse, ô nuit effroyable où retentit tout à coup comme un éclat de tonnerre cette étonnante : Madame se meurt, Madame est morte ! »
BOSSUET: « Une heure après, on apporta la d'une grande bataille gagnée »
BOILEAU: « Le Rhin tremble et frémit à ces tristes s »
RAC.: « Peut-être il te souvient qu'un récit peu fidèle De la mort d'Amurat fit courir la »
RAC.: « Trop heureux d'avoir pu par un récit fidèle De leur paix en passant vous conter la »
RAC.: « Il sort ; quelle a frappé mon oreille ? »
FÉN.: « Pour tâcher d'en savoir des s »
LA BRUY.: « Quelques-uns consentiraient à voir une autre fois les ennemis aux portes de Dijon et de Corbie, à voir tendre des chaînes et faire des barricades, pour le seul plaisir d'en dire ou d'en apprendre la »
MONTESQ.: « Depuis qu'une troupe de petits-maîtres s'est mêlée parmi nous [nouvellistes], nous ne savons plus où nous en sommes ; à peine ouvrons-nous la bouche pour dire une , qu'un de ces jeunes gens propose de parier contre »
VOLT.: « Les bonnes s sont toujours retardées, et les mauvaises ont des ailes »
VOLT.: « Il [Gui Patin] sert à faire voir combien les auteurs contemporains qui écrivent précipitamment les s du jour, sont des guides infidèles pour l'histoire »
    Faire la , être dit et occuper l'attention en qualité de .
SÉVIGNÉ: « À la veille d'une guerre qui fait présentement la publique »
SÉVIGNÉ: « Voici une querelle qui faisait la de Saint-Germain »
SÉVIGNÉ: « Il m'a dit que la contusion du marquis [le jeune Grignan] avait fait une de Versailles, et le plus agréablement du monde »
    Faire , n'être pas su, connu.
J. J. ROUSS.: « Après cela, vous apprenez dans le public que j'ai été très mal, et que je le suis encore ; cela fait pour vous »
    Être à la source des s, être au lieu où se passent les choses les plus importantes.
    Nouvelles de basse-cour, d'antichambre, des s sans fondement, telles que celles qui se débitent parmi les domestiques de la basse-cour ou de l'antichambre.
    On dit dans le même sens : s de l'arbre de Cracovie ; locution prise du nom d'un arbre antique du jardin du Palais-Royal, qui y existait avant la construction des arcades en 1783, et autour duquel les nouvellistes tenaient leurs séances.
    Familièrement. Vous m'en direz des s, c'est-à-dire vous verrez que j'ai raison.
COLLIN D'HARLEVILLE: « Dans un ménage il faut de petites querelles ; Tu m'en diras bientôt toi-même des s »
    Vous m'en direz des s, vous verrez combien la chose est bonne, mauvaise, etc. selon ce dont il est question.
J. J. ROUSS.: « Qu'un autre étranger y tienne, s'il peut, trois ans, comme je l'ai fait, et puis qu'il m'en dise des s »
P. L. COUR.: « Notre vigne n'est point si chétive qu'on voudrait bien le faire croire.... un jeune plant s'élève.... laissez-le croître cinq ou six ans encore, et vous m'en direz des s »
    Vous en pouvez dire des s, vous êtes mieux instruit de cela que personne.
CORN.: « Vous pouvez mieux qu'une autre en dire des s »
    Je puis en dire, en savoir des s, je le sais pertinemment.
PASC.: « Qui peut en savoir plus de s que vous ? »
    On n'en a eu ni vent ni , se dit d'une chose perdue, d'une personne dont on ne sait où elle est.
    Avoir , entendre parler.
PELLISSON: « J'ai de tous côtés que les ennemis s'assemblent pour venir attaquer mes lignes »
FONT.: « Avaient-ils [les anciens astronomes] d'un autre mouvement [des corps célestes], c'était aussitôt un autre ciel de cristal »
    Fig. Il y a bien des s, voici bien des s, on dit de grandes s, c'est-à-dire la face des choses, des affaires est bien changée, il est survenu quelque chose de surprenant, d'important.
    Fig. En voici la première , se dit d'une chose dont on n'avait aucune connaissance et qui surprend.
    Fig. Point de s, n'y comptez pas, cela est inutile, il n'en sera rien, il n'en est rien.
RÉGNIER: « Mais de l'argent, point de s »
LA FONT.: « Je vous rends, leur dit-il, mille grâces, les belles, Qui m'avez si bien tondu ; J'ai plus gagné que perdu ; Car d'hymen point de s »
SÉV.: « Vos hirondelles auront beau m'appeler, point de s »
SÉV.: « Par combien de circonstances on voit la destinée [dans la mort de l'évêque d'Évreux] : s'opiniâtrer à vouloir premièrement qu'il se remette en équipage à quatre-vingts ans, des chevaux neufs, point de postillon, les avertissements de tout le monde ; point de s, il faut qu'il périsse »
SÉV.: « Ma main droite ne veut entendre encore à nulle autre proposition qu'à celle de vous écrire ; je l'en aime mieux ; on lui présente une cuiller, point de s ; elle tremblote et renverse tout »
SÉV.: « On la voulut faire confesser [la Voisin, empoisonneuse], point de s »
BEAUMARCHAIS: « Il devait tout arranger pour que mon mariage se fît secrètement demain, et point de s ! »
    Terme de guerre. Envoyer aux s, détacher quelques cavaliers pour battre l'estrade et découvrir ce que font les ennemis.
PELLISSON: « Le roi ayant envoyé Cavois aux s, il revint bientôt après, et apprit le véritable état des choses »
    On ne sait point de s, on est sans s de ce pays, de cette armée, on n'en a point reçu de lettres, on ignore ce qui s'y passe.

 2   Nouvelle se dit aussi de ce que l'on apprend sur le compte des personnes.
FÉN.: « Pour aller demander des s de mon père »
MONTESQ.: « Pourquoi faut-il que j'apprenne de tes s par d'autres que par toi ? »
    Demander des s de quelqu'un, demander quel est l'état de sa santé.
LA FAYETTE: « Tout le monde fut surpris lorsqu'il entra, et il n'y eut personne qui ne lui demandât de ses s, excepté madame de Clèves, qui demeura auprès de la cheminée sans faire semblant de le voir »
SÉV.: « Vous démêlerez, s'il vous plaît, cette grande affaire ; cependant, je vous demande de vos s »
SÉV.: « Je vis M. le Duc chez Mme de La Fayette ; il me demanda de vos s avec empressement »
    Avoir des s de quelqu'un, être informé de l'état de sa santé.
SÉV.: « Je sens par ce petit chagrin, quelle consolation c'est d'avoir des s d'une personne que l'on aime beaucoup ; cela rapproche ; on est occupé des pensées que cela jette dans l'esprit »
SÉV.: « Elle m'a demandé si j'avais de vos s »
    Envoyer savoir des s de quelqu'un, envoyer demander quel est l'état de sa santé.
BOSSUET: « Dès le lendemain que je serai à Meaux.... j'enverrai apprendre des s de Madame [l'abbesse de Jouarre] »
    Mandez-moi de vos s, écrivez-moi, faites-moi savoir l'état où vous êtes, ce que vous faites.
    Recevoir des s de quelqu'un, recevoir de ses lettres. Il est en Amérique, je reçois de loin en loin de ses s.
    Vous aurez, vous entendrez de mes s, se dit par menace à quelqu'un à qui on veut infliger quelque punition, ou dont on prétend se venger ; ou simplement, sans menace : je vous répondrai.
VOLT.: « Il est bien vrai que l'on m'annonce Les lettres de maître Clément ; Il a beau m'écrire souvent, Il n'obtiendra point de réponse ; Je ne serai pas assez sot Pour m'embarquer dans ces querelles ; Si c'eût été Clément Marot, Il aurait eu de mes s »
    Fig. Je sais de vos s, je sais de vos aventures secrètes.
LESAGE: « J'ai appris de vos s, déloyale j'ai appris de vos s ; on vient de me rendre compte de vos perfidies »
BÉRANG.: « Le monde sait de mes s, Mais on y rit de tout cela »
    Ne faites rien que vous n'ayez de mes s, que je ne vous aie donné, que vous n'ayez reçu de mes s, c'est-à-dire n'agissez pas sans que je vous aie fait savoir quelque chose de nouveau sur l'affaire dont il s'agit.

 3   Écrit qui raconte ce qui se passe de nouveau. Nouvelles politiques, littéraires, etc.
    Nouvelles ecclésiastiques, gazette qui s'imprimait furtivement et qui était rédigée en faveur des jansénistes.
    S. m. pl. Se dit souvent des journaux, surtout en province. Aimer à lire les s.

 4   Nouvelles à la main, s qu'on distribue non imprimées.
VOLT.: « Ces mémoires de Dangeau n'étaient que des s à la main »
BEAUMARCHAIS: « Gazettes étrangères, s à la main, à la bouche, à la presse, journaux.... tout est à son usage »

 5   Sorte de roman très court, récit d'aventures intéressantes ou amusantes.
SCAR.: « Les Espagnols avaient le secret de faire de petites histoires qu'ils appellent s, qui sont plus à notre usage et plus à la portée de l'humanité, que ces héros imaginaires de l'antiquité »
SCAR.: « Il conclut que, si l'on faisait des s en français aussi bien faites que quelques-unes de celles de Michel de Cervantès, elles auraient cours autant que les romans héroïques »
GENLIS: « Vous avez conçu le plan d'un roman héroïque, cela est fâcheux, vos méditations sont perdues ; ceci ne formera qu'une dans laquelle nos rôles ne seront pas fort brillants »
    Les Cent s s, titre d'un recueil de contes fort libres qu'on dit (mais cela est contesté) avoir été composés par Louis XI, lorsqu'il était encore Dauphin, et par quelques seigneurs de son intimité.

PROVERBES
    Personne n'en est revenu dire des s, se dit de l'autre monde, de l'autre côté du tombeau.
    Point de s, bonnes s, quand on ne reçoit point de s d'une personne, on doit présumer qu'il ne lui est point arrivé de mal.
    Il ne faut pas dire les s de l'école, c'est-à-dire il ne faut pas divulguer ce qui se passe de particulier dans une société dont on est.

HISTORIQUE
    XIème siècle
     St Alexis, XCVI: Jo atendeie de te [toi] bones noveles ; Mais or les vei [je les vois] si dures et si pesmes [mauvaises]
     Ch. de Rol. IV: N'orrat [n'entendra] do vus paroles ne nuveles
     ib. LXII: [Il] N'en descendrat pour mauvaises nuveles
     ib. CCLV: Males nuveles [il] lui aportat et dit
    XIIème siècle
     Sax. XIV: Il lui enquiert noveles dont il sait à foison De duel [deuil] et de domage et de confusion
     ib. III: Tant [elle] fu sage et courtoise et de belle façon, Que noveles en vinrent au saisne [saxon] Brunamont
    XIIIème siècle
     Berte, LXXVIII: Par toute la cité la nouvele en ala
     ib. CXXXIII: Par trestout le royaume la nouvele s'estent
VILLEH.: « Cil jour, leur vindrent les novelles, que moult des pelerins s'en aloient par autres chemins à autre part »
     la Rose, 2132: Fai, se tu pues [peux], chose qui plaise As dames et as damoiseles, Si que els oient bonnes noveles Dire de toi et raconter
JOINV.: « Et li tuerent les Tartarins tant de sa gent, que l'en n'oy puis s de li »
    XIVème siècle
     Chr. de St-Denis, f° 25, dans LACURNE: En celle année apparurent maintes s : à Rosay en Brie le vin fut mué en sang, et le pain en chair sensiblement ou sacrement de l'autel
    XVème siècle
FROISS.: « Ceux de la partie messire Olivier de Cliçon disoient que ces s estoient faites à la main, et tout pour briser la chevauchée du roi »
FROISS.: « Plusieurs grands barons s'en vinrent en France pour savoir des s »
COMM.: « Et les vins les meilleurs dont se peult adviser.... d'eaux n'estoit »
DU CANGE: « Martin Freschet et Jaquet Petit eurent s [débat] ensemble, pour ce que les bestes dudit Martin vindrent en une tope ou pasquier »
LEROUX DE LINCY: « Assez tost vient à l'hostel qui mauvaise apporte »
    XVIème siècle
LEROUX DE LINCY: « À s ouyr, oreilles ouvrir »
LEROUX DE LINCY: « Beaucoup de s ne sont sans bourdes belles »
LEROUX DE LINCY: « Bonnes s se peuvent dire en tout temps, mais les mauvaises seulement au levant »
LEROUX DE LINCY: « Hardiment heurte à la porte qui bonne apporte »
LEROUX DE LINCY: « Telle telle oreille »
COTGRAVE: « Assez en dit qui apporte bonnes s »
COTGRAVE: « C'est au four et au moulin où l'on sçait des s »
MONT.: « Il emporta quand et soy des arondelles, et les relaschoit vers leurs nids quand il vouloit renvoyer de ses s »

ÉTYMOLOGIE
    Le féminin de l'adjectif nouveau, pris substantivement ; bourguig. nôvelle ; provenç. novella, novelha, noela ; espagn. novela ; ital. novella.


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. féminin 


Le premier avis qu'on reçoit d'une chose arrivée récemment. "Bonne, mauvaise, fâcheuse . Vieille . Nouvelle importante. C'est une toute fraîche. Ce que vous nous dites est une vieille . D'où avez-vous appris cette ? La confirmation d'une . Cette ne s'est point confirmée. Cette n'a aucun fondement. Cette est vraie, est fausse, est sûre, est douteuse, est invraisemblable, est inexacte, est apocryphe. Nouvelle agréable, fâcheuse, triste, alarmante. Une époque fertile en s. Quelle ? Savez-vous quelques s? Je ne sais point de s. Je ne sais pas la moindre . Il m'a donné des s de son voyage, de son expédition, de sa santé. Être curieux de s. Écrire, porter des s. J'ai des s certaines. Il court certaines s. Il est venu des s. Faire courir, semer, répandre une . De qui tenez-vous cette ? Je ne savais point cela, c'est une pour moi. Aimer à débiter des s. Se plaire à inventer, à fabriquer, à forger des s. On a eu de l'arrivée de la flotte. On a eu que les ennemis ont été battus. Il n'est resté personne pour venir en dire des s."
"Être à la source des s," Être au lieu où se passent les choses les plus importantes, et où l'on est le plus tôt instruit des événements.
Fig. et fam., "Nouvelles d'antichambre, de basse-cour, s de l'arbre de Cracovie," Nouvelles fausses, ridicules.
"Nouvelles à la main," Espèce de journal manuscrit qu'on distribuait à des abonnés.
"Ne faites rien que vous n'ayez de mes s, que je ne vous aie donné, que vous n'ayez reçu de mes s," Que je ne vous aie fait savoir quelque chose de nouveau sur l'affaire dont il s'agit.
Par menace, "Vous aurez, vous entendrez de mes s," Je me vengerai de vous.
En plaisantant, "Je sais de vos s," Je sais de vos aventures secrètes, je sais des particularités que vous m'aviez cachées.
Fam., "Vous en pouvez dire des s," Vous êtes mieux instruit de cela que personne. "Je puis en dire des s," Je le sais pertinemment.
"Envoyer savoir des s de quelqu'un," Envoyer demander quel est l'état de sa santé. "Mandez-moi de vos s," Écrivez-moi, faites-moi savoir l'état où vous vous trouverez, ce que vous ferez. "Recevoir des s de quelqu'un," Recevoir de ses lettres. "Il y a longtemps que je n'ai reçu de ses s."
En termes de Guerre, "Envoyer aux s," Envoyer quelqu'un pour s'instruire de la position, de la force des ennemis.
"On ne sait point de s, on est sans s de ce pays, de cette armée," On n'en a point reçu de lettres, on ignore ce qui s'y passe.
Fam., "N'avoir ni vent ni s d'une personne," N'en point entendre parler, et ne savoir ce qu'elle est devenue.
"Il y a bien des s, voici bien des s, on dit de grandes s," Il est arrivé quelque chose de fort surprenant, de fort extraordinaire, de fort important.
Prov. et absol., "Point de s," se dit Lorsqu'on ne peut obtenir un résultat qu'on attend, la décision d'une affaire, l'exécution d'une promesse, etc. "Il me dit souvent qu'il me payera; mais pour de l'argent, point de s. On a beau heurter à sa porte, point de s," Personne n'ouvre.
Prov., "Point de s, bonnes s," Quand on ne reçoit pas de s d'une personne, on doit présumer qu'il ne lui est point arrivé de mal.



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit aussi de Certains romans très-courts, de certains récits d'aventures intéressantes ou amusantes. "Une jolie . Nouvelle italienne, espagnole. Nouvelle historique, tragi-comique. Les Nouvelles de Boccace. Les Nouvelles de la reine Marguerite. Les Nouvelles de Cervantes. Les Nouvelles de Scarron. Les cent Nouvelles s."




Emplacement dans le dictionnaire :

nourriture
nous
nouure
nouveau
nouveau
nouveau ou
nouveau-né
nouveauté
nouvel

nouvellement
nouvelles
nouvelliste
novale
novales
novateur
novation
novelles
novembre
noves
novice




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